isa barbier

« Barque » - 2007

C’est grâce à une théorie mathématique que les plumes sont installées au Cac de Sion. En 2004, devant une installation sur le lavoir de Lacoste, Anne Pichon (Maître de conférences en Mathématique à l’Université de la Méditerranée) y a vu « une approche intuitive » d’un champ d’expérience pour sa discipline : la topologie.
Jouer mentalement autour des plumes et des fils est un acte d’expérimentation topologique, moins rigide que la géométrie, « la topologie permet une approche essentielle de l’espace ». « Elle autorise les déplacements et les déformations continus. » « Elle est une géométrie souple » « Le cheminement aérien autour des plumes devient une expérience de liberté spatiale. » Mon projet est de permettre à nouveau cette expérience.
Le mot « transdisciplinarité » suggère un espace entre les disciplines – comme d’ailleurs entre les plumes, un espace à parcourir. De disciplines en disciplines tisser des liens … pour un tissu du monde … où rien n’est séparé. L’image de la navette, « nave », barque, barque de Caron reliant les mondes opposés, s’est imposée.
« Des plumes aux entrelacs : une géométrie souple de l’espace interdit »
Anne Pichon
Actes du colloque « L’espace transfiguré », Université du Mirail, Toulouse, Mars 2004.


Centre d’art contemporain, Sion/ch - Photos © HOFER Robert
plumes de goélands, cire, fil
10 m × 1 m, à 54 cm du sol